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Signification et interprétation de la Force

Onzième lame majeure du tarot, la Force symbolise l’énergie, la volonté et le courage de surmonter les épreuves, d’affronter ses ennemis, extérieurs comme intérieurs, ainsi que la capacité de concilier ou d’unifier les opposés.

SIGNIFICATIONS INITIATIQUES ET/OU DIVINATOIRES DE LA FORCE

« L’épreuve a pour but de reconnaître la quantité de sacrifice qui est dans une âme ; la connaissez-vous, messieurs, votre quantité de sacrifice ? » (Henri Lacordaire)

Qualités : Énergie. Confiance en soi. Maîtrise de soi ou de la situation. Courage. Persévérance, résistance. Détermination, motivation, volonté. Respect, sincérité. Force morale. Compétences. Mener à bien un projet. Victoire, réussite.

Défauts : Tensions. Stress. Orgueil. Besoin de tout contrôler. Abus de pouvoir. Rigidité, entêtement. Idées reçues, préjugés. Manque de souplesse. Intrépidité. Cruauté. Impulsivité. Violence. 

Amours & Relations : Fidélité. Sincérité, franchise, stabilité. Sentiments sincères et profonds. Sensualité. Sexualité épanouie. Jalousie. Égoïsme. Manipulation. Tyrannie.

Travail & Argent : Rentrées d’argent. Bonne gestion. Bonnes décisions. Qualités nécessaires au succès. Ambition. Promotion ou avancée professionnelle. Stress. Arrivisme. 

Ésotérisme et Magie : La volonté. La maîtrise et/ou la sublimation des pulsions. La kundalini.

Message : Une main de fer dans un gant de velours.

Associations de lames majeures avec La Force

Rappelons que les cartes, oracles ou tarots, sont des supports de voyance et non des distributeurs de réponses automatiques. Interpréter une carte (ou une association de cartes) hors contexte, comme si celle-ci possédait un sens absolu, est la meilleure façon de passer à côté du message. Néanmoins, certaines combinaisons d’atouts peuvent donner des orientations :

La force Le Bateleur

La Force + Le Bateleur : Gain d’argent. Réussite. Situation maîtrisée. 

La force La papesse

La Force + La Papesse : Sensualité. Puissance et assise dans les entreprises. Relations sérieuses.  

La force L'imperatrice

La Force + L’impératrice : Personnalité dominatrice. Directrice. Femme de tête. Pouvoir. Situation en main. Responsabilités. Bonne maîtrise des finances.

La force L'Empereur

La Force + L’Empereur : Bases solides. Personne sûre d’elle. Contrôle. Courage et sang-froid. Maîtrise d’une situation. Soutien solide des amis ou du partenaire. Crédit bancaire. Grosse somme d’argent. Solidité financière. Couple solide. 

La force Le Pape

La Force + Le Pape : Maîtrise de la situation. Équilibre. Harmonie dans la famille. Discipline. Volonté. Maîtrise de soi. Organisation. Vous avancez dans la bonne direction. Situation matérielle stable. Sagesse dans la gestion des finances. 

La force Les Amoureux

La Force + l’Amoureux : Maîtrise de la difficulté. Embarras ou contretemps pouvant être surmontés par la volonté. La ténacité, la persévérance. 

La force Le Chariot

La Force + Le Chariot : Pouvoir, emprise, domination. Chef ou personne qui dirige, meneur d’homme. Groupe de personnes influentes. Jet set, milieu social dominant ou influent. Fortune. Dépenser sans compter. Conquête ou victoire facile. 

La force La justice

La Force + La Justice : Problème moral épineux, cas de conscience. Désaccords profonds. Compromis douloureux ou discutable. Conflits juridiques, affectifs ou professionnels. 

La force L'hermite

La Force + L’Hermite : Travail de patience. Réussite des projets sur le long terme. Nécessité laisser le temps faire son œuvre. Lucidité et sagesse. Personne âgée. Vieux couple. Souci de santé au niveau des jambes. 

La force La Roue

La Force + La Roue de Fortune : Période agitée. Contretemps, accidents, obstacles, contrariétés, malchance. Vous devez faire face à des épreuves. 

La force Le Pendu

La Force + Le Pendu : Résistance aux épreuves. Tenir bon. Isolement, impression d’être seul au monde. Convalescence. 

La force L'Arcane sans nom (la mort)

La Force + La Mort : Tabula rasa. Grand ménage affectif ou professionnel. Remise des compteurs à zéro. Bouleversement, renversement des forces en présence. Destruction. Dépôt de bilan. Ruptures avec des personnes toxiques. 

La force La Temperance

La Force + La Tempérance : Recherche d’un équilibre, d’une harmonie. Échanges, circulation d’argent. Recherche dynamique de contacts ou recherche d’emploi. Mise en place d’un projet. Rassemblement bénéfique des forces. 

La force Le Diable

La Force + Le Diable : Volonté de fer. Logique de type « la fin justifie les moyens ». Manipulation. Escroquerie. Pervers narcissique. Violence conjugale, physique ou morale. Despotisme. Mauvais investissement, perte d’argent. Dans le milieu professionnel : triche, trahison, perte de la confiance des collaborateurs. 

La force La Maison Dieu

La Force + La Maison Dieu : Urgence. Situation sur le point de mal tourner. Il faut redresser la barre ou fuir. Sur le plan professionnel : il est peut-être temps de changer d’emploi. Lutte vaine. Énergie dépensée dans un combat perdu d’avance. Désillusions amoureuses. 

La force L'étoile

La Force + L’Étoile : Dépense d’énergie ou d’argent. Créativité. 

La force La Lune

La Force + La Lune : Introspection. Psychanalyse. Réflexions sur le passé, retour sur soi. Philosophie. Puissances de l’inconscient. Besoin de marquer une pause pour réfléchir.

La force Le Soleil

La Force + Le Soleil : Communication. Parole. Ouverture aux autres. Métiers de la communication. Sociologie. Rassemblements, réunions.

La force Le jugement

La Force + Jugement : Délibérations. Enjeux de pouvoir. Rivalités. Décisions en vue d’actions concrètes. Problèmes cérébraux. Migraines. 

La force Le monde

La Force + Le Monde : Maîtrise de la situation. Succès. Harmonie affective, amoureuse ou amicale. Relations fusionnelles ou profondes. Métiers en relation avec la voix ou la parole. Sécurité matérielle. Bonne santé. Adolescence. Jeune fille ou jeune femme. 

La force Le mat

La Force + Le Mat : Lâcher-prise. Distance psychologique, recul. Humour. Désinvestissement d’une situation ou d’une relation. Caprices. Légèreté. Tendance à la rêverie et à être dans la lune. Manque d’ancrage dans le monde matériel. Manque de sérieux professionnel. Achats compulsifs ou argent dilapidé. 

Quelques associations avec trois cartes : 

La force Les Amoureux L'hermite

La Force + Les Amoureux + L’Hermite : Catastrophe évitée de justesse. Sauvetage d’une situation désespérée.  

La force Le Chariot Le Soleil

La Force + Le Chariot + Le Soleil : Réussite sociale. Gloire. Célébrité. Couronnement d’une entreprise. 

La force L'hermite L'étoile

La Force + L’Hermite + L’Étoile : Vous recueillez les fruits d’un long labeur. 

La force La Roue L'Arcane sans nom (la mort)

La Force + La Roue de Fortune + La Mort (ou le Monde) : Fin d’une période difficile. Fin des épreuves. Retour de la chance. 

La force Le Pendu Le jugement

La Force + Le Pendu + Jugement : C’est le bon moment pour tout remettre en question. 

SYMBOLISME ET HISTOIRE

«  Dans l’exercice des vertus, les obstacles sont surmontés de deux manières : en les endurant ou en les repoussant. Nous supportons les épreuves et nous repoussons les assauts de nos ennemis — la chair, le diable et le monde — qui nous assiègent. Et cette fermeté et cette constance de l’esprit, par lesquelles il nous est demandé d’endurer et de repousser de telles difficultés, sont la vertu cardinale de la Force. » - Giovanni Battista Scaramelli, Vita di suor Maria Crocifissa, 1761.

Une femme debout, coiffée d’une lemniscate, tient ouverte ou referme la gueule d’un lion, avec une grande facilité. La Force est la deuxième vertu cardinale représentée dans le tarot, après la Justice. À la suite de Platon, les Pères de l’Église choisirent de distinguer quatre vertus dites « cardinales » (la prudence, la force, la tempérance et la justice), qui furent complétées par trois vertus dites « théologales » (foi, charité et espérance) pour former les sept vertus chrétiennes. Fortitudo, en latin, se traduit par « force », « valeur » ou par « courage ». La vertu de Force renvoie à la fermeté d’âme permettant de surmonter les épreuves, les doutes et les craintes, en restant fidèle à ses valeurs. Saint Augustin la définit comme « une fermeté d’âme en présence des choses pénibles d’ici-bas » et, dans sa Somme Théologique, saint Thomas d’Aquin écrit : « ce qui pousse l’homme à s’écarter de ce qui est conforme à la raison, c’est le bien qui réjouit et le mal qui afflige. Mais la douleur physique pousse plus énergiquement que le plaisir […]. Et parmi les douleurs de l’âme et les périls, on craint surtout ceux qui conduisent à la mort, et c’est contre eux que l’homme fort tient bon ». 

Dans la chapelle des Scrovegni, à Padoue, Giotto a représenté ces sept vertus cardinales faisant face à sept vices. Fortitudo, parée de plusieurs de ses attributs typiques (tels que le lion, le bouclier et le bâton) fait face à l’Inconstance, montrée sous la forme d’une femme chancelante :

La Force ; l’Inconstance. Fresques de la chapelle des Scrovegni, Padoue. Giotto, 1306.
La Force ; l’Inconstance. Fresques de la chapelle des Scrovegni, Padoue. Giotto, 1306

Cette représentation allégorique s’inspire essentiellement des histoires d’Hercule et de Samson, deux personnages provenant de mythologies différentes, mais incarnant tous deux la force et le courage et qui affrontèrent chacun un lion. Dans la mythologie grecque, vaincre le Lion de Némée, une bête que ni le fer ni l’airain ne pouvaient blesser, est le premier des douze travaux d’Hercule. Selon les versions, le héros le blesse à l’aide de sa matraque avant de l’étouffer ou l’étrangle à mains nues. Il dépèce ensuite le monstre et se revêt de sa peau, qui devient l’un de ses attributs traditionnels. L’un des premiers tarots, commandé par la famille dirigeante Sforza de Milan semble montrer cette scène : 

Tarot Pierpont-Morgan,Visconti-Sforza (vers 1451).
Tarot Pierpont-Morgan,Visconti-Sforza (vers 1451)

Mais l’influence du mythe biblique de Samson sur cette lame est encore plus flagrante. Rappelons qu’à rebours des occultistes modernes qui le voudraient alchimique ou égyptien, le tarot est avant tout un produit de la chrétienté européenne du Moyen Âge et de la Renaissance. En chemin pour Timna, où il se rend pour épouser une fille des Philistins, Samson « vit un jeune lion qui venait à sa rencontre en rugissant. L’esprit de Yahvé fondit sur lui, sans rien avoir en main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau » (Juges 14, 5-6). Cet épisode, premier d’une longue série d’exploits, sera abondamment représenté sous la forme d’un homme terrassant un lion et déchirant sa mâchoire à mains nues :

« Samson et le lion », Nicolas de Verdun, abbaye de Klosterneuburg, Basse-Autriche (1181) ; « Samson et le lion », Israhel Van Meckenem, (vers 1475) ; (en dessous) « Samson », Franz von Stuck (1891)
« Samson et le lion », Nicolas de Verdun, abbaye de Klosterneuburg, Basse-Autriche (1181) ; « Samson et le lion », Israhel Van Meckenem, (vers 1475) ; (en dessous) « Samson », Franz von Stuck (1891)

Mais puisqu’elle fait référence à deux personnages masculins, pourquoi la carte de la Force montre-t-elle une femme ? Tout d’abord, traditionnellement, les vertus sont représentées par des personnages féminins. Ensuite, si les mythes d’Hercule et de Samson insistent sur l’origine surhumaine, divine, de leur force prodigieuse (Hercule est le fils de Zeus ; Samson tient sa force directement de Dieu), le Moyen Âge va encore spiritualiser ce don pour en faire une qualité morale. Ce sera donc une femme, et même souvent une jeune fille, qui soumet le lion, non par la brutalité, mais par sa « puissance d’âme ». 

De nombreux commentateurs ont voulu identifier un huit couché, symbole de l’infini, accusant encore ce caractère spirituel, dans le chapeau du personnage, bien que celui-ci n’apparaisse que tardivement dans les jeux de tarot. Arthur Edward Waite détachera même ce supposé lemniscate pour le faire flotter comme une auréole :

Tarot Rider Waite Smith (Pamela Colman Smith & Arthur Edward Waite), 1910.
Tarot Rider Waite Smith (Pamela Colman Smith & Arthur Edward Waite), 1910. 

Exagérant ce trait, quelques interprétations modernes de cette lame iront jusqu’à en faire un symbole de la non-violence : « c’est dans la douceur, la passivité, la sérénité que cette femme peut puiser une force infinie. Elle ne tue pas le lion, mais le rend inoffensif. Elle le calme par sa douceur évangélique » [1]. Si cette lecture est probablement abusive, car le personnage n’est aucunement cajoleur ni passif, elle a le mérite de mettre en exergue le paradoxe de cette image intitulée « la Force » et qui semble afficher précisément le contraire. De là, cette carte symbolisera la conciliation des opposés ou l’harmonisation des puissances complémentaires. Comme sur d’autres atouts du tarot, l’image met en scène des dualités : violence et douceur, impulsivité et maîtrise, corps et esprit, etc. 

D’autres versions de cette lame préfèrent une colonne, parfois brisée, parfois intacte, plutôt qu’un lion, ainsi qu’on peut le voir dans le tarot de Charles VI et le tarot Mantegna (vers 1460). Ces deux types de représentations, la colonne et le lion vont se concurrencer durant quelques siècles, avec parfois le retour d’un personnage masculin. 

Ce deuxième motif vient encore de l’histoire de Samson lorsque, prisonnier des Philistins, il écarte les colonnes du palais à mains nues afin de le faire s’écrouler : « Samson fit appel à l’Éternel en disant : “Seigneur Éternel, souviens-toi de moi, je t’en prie ! O Dieu, donne-moi de la force cette fois seulement, et que d’un seul coup je tire vengeance des Philistins pour mes deux yeux !” Puis il attrapa les deux colonnes du milieu sur lesquelles reposait la maison et s’appuya contre elles. L’une était à sa droite, et l’autre à sa gauche. Samson dit : “Que je meure avec les Philistins !” Il se pencha de toutes ses forces, et la maison tomba sur les princes et sur tout le peuple qui s’y trouvait. Ceux qu’il tua à sa mort furent plus nombreux que ceux qu’il avait tués pendant sa vie » (Juges 16, 29 et suiv.).

Tarot de Charles VI ; tarot de Mantegna (vers 1460).
Tarot de Charles VI ; tarot de Mantegna (vers 1460).

Concernant les épreuves que la vertu de force est censée nous permettre d’affronter, elles sont de deux types : extérieures et intérieures. Les obstacles extérieurs sont les difficultés de l’existence, les souffrances, les dangers et la mort ; les obstacles intérieurs relèvent davantage des pulsions et des autres tentations auxquelles l’âme est soumise. La modernité ayant fait du tarot un chemin d’introspection, les exégètes contemporains auront tendance à faire passer l’intériorité au premier plan. Les puissances à vaincre sont désormais essentiellement psychologiques : ce sont les contenus inconscients, les désirs ou pulsions qu’il s’agit de sublimer, voire de transmuer, au sens alchimique du terme. Les cherchants ne regardent plus vers les étoiles, mais se concentrent sur leur nombril. Et souvent plus bas que leur nombril : à partir du début du 20e siècle, grâce à des auteurs comme John George Woodroffe et des représentants du mouvement théosophiques, l’ésotérisme occidental s’est enrichi d’éléments importés des spiritualités indiennes ; il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont nos cultures ont réduit le tantrisme à de la « magie sexuelle », mais toujours est-il que la popularisation de notions telles que les chakras ou la kundalini, à l’instar de la psychanalyse, a placé la libido / le désir à la racine de la spiritualité. La maîtrise de la kundalini fait d’ailleurs partie des lectures modernes de cette lame. Dans le tarot de Thoth, dessiné par Frieda Harris sous la direction d’Aleister Crowley, dont l’œuvre magique se situe au confluent de ces influences psychologiques et tantriques, la Force devient Lust : le désir, la passion. L’image montre une jeune femme nue chevauchant une chimère. Très loin de saint Augustin, ce n’est plus par la fermeté d’âme et l’ascèse que l’homme peut dompter ses pulsions, mais en les acceptant et en les explorant, ou comme le formule le tantrisme, en utilisant « le véhicule », à savoir les émotions et les désirs, à fin de libération. 

A noter que le chiffre 11 est souvent abordé avec une certaine méfiance dans l’ésotérisme occidental, car il correspond à une sortie du cycle, traditionnellement symbolisé par le 10, renvoyant ainsi à l’indépendance, mais également à la rébellion, au contre-pouvoir et à l’excès : « Nombre du soi auto-maîtrisé reflété dans tous les aspects de la vie, il se présente comme un nombre neutre d’énergie et de courage et il traduit une quête d’unification (…). Il démontre comment, dans la vie, tout agit par opposition apparente (…). À l’occasion, par inversion, le nombre onze peut révéler l’action perturbatrice. Premier nombre composé, il désigne le dédoublement d’un des éléments constitutifs de l’Univers. Il implique une initiative individuelle qui s’exerce sans rapport avec l’Ordre cosmique et qui mène à transgresser la Loi. En ce sens, il évoque la Révolte des anges, le péché humain et le retour en grâce des pénitents. Alors, il recouvre les notions de désordre, de faute, de dissonance, d’excès, de démesure, de débordement, de désorientation… » [2].

Si la majorité des tarots place la Justice en huitième position et la Force en onzième, le Rider-Waite et les jeux qui en dérivent tendent à inverser ces deux lames. Les occultistes modernes, notamment ceux qui ont œuvré au sein de la Golden Dawn, ont en effet établi un certain nombre de correspondances entre les différents systèmes ésotériques, tels que la kabbale, l’astrologie, l’astrologie, etc. En associant les atouts du tarot aux planètes et aux signes, Waite a choisi de suivre l’ordre zodiacal, attribuant la Balance à la Justice et le Lion à la Force. Or, ce tarot, utilisé majoritairement dans les pays anglo-saxons, est devenu l’un des plus populaires au monde. Cette substitution a donc donné lieu à des débats et des polémiques qui se poursuivent encore, or il n’y a, en réalité, pas d’ordre légitime. 

Tarot de Thoth, 1944.
Tarot de Thoth, 1944.

LETTRE HÉBRAÏQUE

La lettre hébraïque associée est généralement le kaph, de valeur numérique 11, signifiant « paume » ou « cuillère » ; la paume de la main sert à saisir et tenir, mais également à apaiser, accueillir, canaliser. Le kaph invite à l’action, cependant c’est avant tout un contenant (cuillère, écuelle, coupe, etc.) qui reçoit passivement l’énergie : « Contrairement à la lettre Yod qui peut être représentée par un poing fermé, le signe Khaf est la main ouverte, arrondie, comme pour soupeser, soulever dans un sens, ou pour renverser, presser vers le bas, calmer, protéger, dans l’autre » [3].

NOTES ET SOURCES

[1] Le Tarot et les trésors cachés de la Bible, Jean l’Hermite IX, Edilivre, 2015.

[2] « Les Maîtres Nombres », L’Arche de Gloire (https://larchedegloire.com), Bertrand Duhaime, 2013-2015.

[3] « Le sens caché des lettres hébraïques », Les symboles dans la Bible (http://soued.chez.com), Albert Soued, 1989.


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